Président du conseil de surveillance 

Dr Falou SAMB

Une vision

Pour une croissance vertueuse

L’importance accordée au commerce et à l’investissement direct étranger (IDE) et leur impact sur le développement ne sont plus à démontrer. Le Sénégal a pris un ensemble de mesures et entrepris des reformes hardies pour attirer l’investissement et le commerce comme un vecteur de développement et pour améliorer l’environnement juridique, y compris à travers la mise en place de garanties fortes aux investisseurs.

Force est de constater que, malgré une croissance soutenue, la plus grande part des investissements va vers un nombre limité de pays et dans des secteurs précis comme le pétrole, le gaz, les mines et les minerais, mais peu dans la fabrication et les industries modernes, elles-mêmes sources de valeur ajoutée. 

Ainsi, il urge de saisir cette opportunité sérieuse pour la consolider et la mettre au service du développement durable, au service des populations et des intérêts bien compris des populations, mais dans le cadre d’une démarche multidimensionnelle, destinée, à la fois, à offrir un éventail de mesures de politiques, de programmes et d’initiatives génératrices de flux plus importants d’investissement et de commerce à même de permettre une croissance vertueuse en terme de création d’emplois, de transfert de technologies, de génération de valeurs ajoutées et d’intégration régionale et continentale plus approfondie. 

Aperçu et experiences

La Banque mondiale la Banque Mondiale indique que « chaque dollar
investi
dans la promotion commerciale rapporte
40 dollars »
, alors
que selon l’Agence Française de Développement (AFD), « chaque dollar d’aide au commerce investi génère 697 millions USD de commerce supplémentaire ».[1]

Si, à ce jour, les travaux d’assistance technique et de renforcement des capacités ont permis aux négociateurs sénégalais et africains de disposer d’informations précises sur les volets négociations commerciales et accès aux marchés, en revanche, sur le volet mesures d’accompagnement pour le renforcement des capacités de nos économies nationales, le niveau de préparation reste très limité, malgré des initiatives aux plans régional et national.

Ainsi, l’AACICI se propose d’assister ces pays à définir les moyens pour tirer pleinement profit de l’opportunité offerte par la mondialisation et par les divers instruments de coopération disponibles en matière de mobilisation de l’aide au commerce.

Car, l’intégration poussée des pays africains dans le Système commercial multilatéral (SCM) incarné par la création de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), repose avant tout sur la connaissance et la maîtrise des règles et principes qui régissent les échanges mondiaux de biens et services, l’accès aux marchés, le rôle et la place des pays en développement (PED), ainsi que les procédures de règlement des différends applicables au commerce.

 

 

 


[1] Indications fournies par
l’ASEPEX dans le Plan Stratégique de Développement des Exportations, 2016-2020

Saisir la perche...

L’AACICI se projette à l’idée de mettre
à la disposition du Sénégal et des pays africains un ensemble d’outils
d’ingénieure commerciale et financière destinée à favoriser l’attraction des
investissements, la mise en œuvre d’une politique commerciale viable et
porteuse de croissance, ainsi que le transfert des technologies et du Know-how, la promotion de l’emploi, en
somme d’amplifier et d’ancrer le ressenti, le vécu des et l’impact des
politiques publiques auprès des populations.

 

Pour ce faire, l’Agence
met à disposition des programmes et de projets permettant, de manière générale,
l’intégration du commerce et de la politique commerciale dans les stratégies de
développement économique et social dans les pays en développement et les pays
les moins avancés (PMA) et, en particulier, la formulation de stratégies
d’exportation, de mise à niveau, d’appui institutionnel et de toutes activités
visant la résilience face aux chocs externes. 

De manière spécifique, l’approche de l’AACICI va permettre d’appuyer les efforts d’intégration dans les chaines de valeur régionales et mondiales, sur des marchés des pays présentant un intérêt particulier à l’exportation.

Notre objectif de base est de contribuer à créer une masse critique d’intellectuels et de personnes ressources qualifiées au Sénégal et en Afrique sur les négociations commerciales internationales, la promotion commerciale, l’intelligence économique, en un mot sur la Diplomatie Economique et Commerciale, en particulier dans ses implications avec le développement économique et social. L’’intégration harmonieuse de notre continent dans le système commercial multilatéral (SCM), ainsi que la nécessité de récolter les fruits nés de la mondialisation passent par une appropriation et une utilisation efficientes des outils de la politique commerciale au service du développement et en faveur de nos populations.

ZLECAF

Zone de libre-échange continentale africaine

un pas en avant...

... a l'unisson

Aujourd’hui, plus que par le passé, les Etats africains sont soumis à une constante obligation d’arbitrage, de mise en cohérence et d’harmonisation de leurs politiques commerciales nationales avec les règles d’ordre communautaire, continental et multilatéral.

Le 21 mars 2018, 44 États membres de l’Union africaine ont signé l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) à Kigali, au Rwanda. Depuis lors, la ZLECAf a été rendu opérationnelle, à la suite du Sommet de l’Union Africaine à Niamey (Niger), le 07 aout 2019. La ZLECAf devrait procurer toute une série d’avantages en termes de développement socioéconomique en favorisant la création d’échanges, la transformation structurelle, l’emploi productif et la réduction de la pauvreté. Pour que ces avantages puissent devenir réalité, il faudra une mise en œuvre effective de l’Accord, ainsi qu’un éventail de politiques de soutien visant à supprimer d’autres obstacles au commerce, à l’investissement et à l’industrialisation.

L’AACICI a, ainsi, intégré et pris en compte la nouvelle donne en matière de politique commerciale et de développement de l’Afrique que constitue la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf). Dr FALOU Samb figure, Président du Conseil de Surveillance de l’AACICI, figure, depuis sa mise en place jusqu’à date, parmi les Eminents Experts ayant rédigé l’Accord et ses divers Protocoles ; il est le Coordonnateur et le Rédacteur du projet de Protocole à la ZLECAf sur les investissements.

Nous avons également pris conscience que la valeur ajoutée est consubstantielle au développement économique et social et que la formation et le savoir constituent un moyen incontournable pour capter et consolider les ressources et efforts aptes à permettre aux acteurs économiques et ressources humaines, évoluant aussi bien dans les sphères publiques, non-gouvernementales que privées, de disposer d’instruments et d’outils d’analyse pertinents (toolbox) d’usage quotidien dans leurs domaines de compétences.

Nous sommes également convaincus que dans un environnement économique national et international en perpétuel changement, caractérisé par une compétition de plus en plus vive, les entreprises performantes, aussi bien dans les secteurs public et privé, « marquent la différence » par la qualité de leurs managers et de leurs personnels.

C’est la vocation et le role assigné à la Plateforme d’Ingénierie Commerciale et de Services (PICS) dont la première vocation constitue de former les cadres et dirigeants publics et privés à travers une masse et un réseau de services et de conseils adéquats, voire personnalisés, dans les domaines de formations classiques, mais également dans les nouveaux métiers et services
d’appui considérés comme « filières émergentes ».

 

 

 

 

Ces activités vont se dérouler sous la conduite de l’institut Africain des Politiques Commerciales (IAPC), affilié au Groupe AACICI et qui se veut un creuset et un cadre d’excellence, de qualité et d’éthique sociale et professionnelle offrant une nouvelle opportunité et une nouvelle stratégie dans la formation, la coordination, la coopération et l’information sur les politiques commerciales et le commerce international à l’intention du Sénégal et des pays d’Afrique. Il ambitionne également de servir de cadre consultatif et de renforcement des capacités de tous les acteurs de la politique commerciale.

Dans ce contexte, l’institut va offrir, non seulement une formation classique destinée aux bacheliers et étudiants, mais également une formation continue, ciblée et pointue aux professionnels des secteurs public et privé. L’IAPC va servir de cadre convivial et utile pour organiser des séminaires, des conférences des ateliers de formation adaptés aux organisations professionnelles, à travers la formation continue, continuée et à travers des études et recherches spécialisées.

L’Institut va apporter sa contribution à l’appui aux Etats africains, d’une part dans la formulation et la mise en œuvre d’une politique commerciale innovante car porteuse de développement économique et social et, d’autre part, dans la conduite des négociations commerciales internationales à travers la mise à disposition d’informations et d’outils
techniques pointus permettant de réussir leur intégration harmonieuse et
crédibiliser leur participation au système commercial multilatéral et à la
ZLECAf.

Pour accomplir ses missions, l’Institut bénéficie de partenariats privilégiés avec les institutions publiques, privées et académiques situées aux niveaux national, régional et international et qui œuvrent à la mise en place efficiente d’une politique commerciale qui soit au service du développement durable, de la lutte contre la pauvreté et de la croissance économique, tant au Sénégal, en Afrique que dans le monde.

Le commerce international n’a pas de sens en soi. Il doit être au service d’un schéma de développement bien compris, savamment articulé et mis en œuvre efficacement. Tous enseignements seront fournis une triple perspective à la fois nationale, régionale et internationale.

Le Groupe AACICI s’y engage, en fait son sacerdoce et se tient prêt à vous servir et vous accompagner ! Ensemble, nous pouvons le faire ! Nous allons le faire !